Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 11:03

Dur d'entendre

Dur de se retenir
Dur de ne pas hurler


Dur de se dire
Toujours et toujours
Encore et encore

Quand celà cessera-t-il ?

 

Tant d'inepties,
                tant de calomnies

Tant de jugements

               et de haines

 


Tant de tant de tout

Ce trop plein insoutenable


Ce grand n'importe quoi
engendré
         par
je ne sais 
               quelle peur


 

 


Damien SAEZ

"Usé"



Matraquage

Manipulation de la pensée

Mise à l'envers des esprits


          Folie destructrice

          Folie ordinaire pas
                            ordinaire

          Folie qui fait mal

          Folie qui dénonce


          Folie qui tue

          Ne jamais se taire




Parler...DIRE

Ne pas laisser faire

 

 



OSER, CRIER....

Dénoncer

Sans  arrêt


Ne plus laisser ces déchaînements maladifs

Ces peurs irraisonnées


ASSEZ, vous dis-je

Ne voyez-vous pas le mal engendré

 

 

Damien SAEZ

"Jeunesse lève-toi"

 




DUR,
      trop dur à entendre


DUR, trop dur....

      Insupportable


Marre de ces dérives destructrices

Marre de ces confusions

Marre de cette bêtise


       La bête humaine à nouveau
                              mise à flot





Que faire...

OSER et DIRE


PARLER,


SOURIRE et DIRE

 

 


Toujours OSER

Ne plus se laisser faire


REFUSER

ce grand n'importe quoi


Non acceptation


HORREUR de ces pensées

Inepties énormes
Auxquelles ils croient


Incroyable
Insupportable

 

 



Damien SAEZ

"Montée là-haut"





Et pourtant


Si nombreux

Aveuglés

Manipulés sans s'en rendre compte


 

Même des potes

Devenus traîtres à leur idéal

A leurs pensées annihilées


 

LA  PEUR


La PEUR les prend

La PEUR au bide


La PEUR

D'être envahis


La PEUR
de la DIFFERENCE


ASSEZ




OSER
et continuer


DIRE, toujours


 


Terre de paix

Terre de tolérance

Terre d'Amour

 


TERRE à l'envers

TERRE de guerre
 


TERRE de misère

TERRE de galère



TERRE non amour

TERRE sans rien



TERRE de décombres



TERRE d'indifférences
TERRE de désespoir,
TERRE de malheurs
Engendrés par les hommes 




 

Damien SAEZ

"Menaces Mais Libres"




NON à cette nausée

Un jour.......certain

oui un jour



Si vous saviez

Ce qu'il peut y avoir de merveilleux...



Kate


 
Par kate Free World - Publié dans : MUSIQUE, monde - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 06:36

Lettre au Joueur de Dés


 

        Je passais juste parmi les paroles
                                             passagères 
        Les yeux ivres d’images
                                             mensongères



 


                                              

  Et j’entendis cette nouvelle
  comme une claque : 

  Le cœur du Poète a
                              claqué 


  J’ai tout de suite dit : 
                     la télé ment


 

  Ce n’est pas vrai 


                             
  Le cœur du Poète 
                    ne claque pas !



  

              Et les menteurs ont déjà commencé le cortège des bons sentiments :

 

               Ils disent qu’ils vont faire pour
                                           le Poète sans terre 
               le plus bel enterrement



(...)

Samir Abdallah - cinéaste





 En mémoire de Mahmoud DARWICH, 
            "Lettre au joueur de dés"






"J'ai réalisé ce petit film en mémoire du poète palestinien Mahmoud Darwish : "lettre au Joueur de dés" , à partir d'un poème écrit à l'annonce de son départ pour le dernier grand voyage, le 9 août dernier.

Il est interprété par la comédienne Atika Taoualit.

Etant cinéaste, je veux contribuer ainsi à la mémoire de cette plume de "l'Art-Résistance palestinienne" qui a inspiré mes premiers amours avec la poésie et la Palestine
."





(...)


Ce n’est pas vrai 

Le cœur du Poète
                 ne claque pas !

 


Et les menteurs ont déjà commencé le cortège des bons sentiments :

 

ils disent
        qu’ils vont faire pour
                 le Poète sans terre
        le plus bel enterrement

 


 Et le voleur qui a pris
          Birweh son village et 
                     toute sa Galilée

 


Crie déjà qu’il n’y reste aucune place ici ou là
pour sa sépulture


 

Les gars d’Oslo n’ont qu’à faire une place
                              A Ramallah avec une sculpture


 

D’ailleurs ce village Birweh n’existe pas
Il s’est dissout comme bulle de savon
                               après le passage des colons


 

Et les despotes universels poseront
                               une larme de sang sur
                                                     le tombeau
                                                     de l’impénitent


 


Eux qui firent

           le Procès du Poème et dressèrent contre lui "l’Etat de Siège"
           promettent maintenant d’offrir un siège

 

           A l’ami et adversaire l’ennemi si intime



 

Eux qui se disent 
 
           les enfants de la Shoah jurent que lui le poète de la Nakba

 

          Sera célébré même dans leurs livres d’école où il n’y a ni gentils ni méchants ni victimes ni idoles


 

          Alors quoi ?


 

         Vous voulez bien de ses poèmes mais pas de sa dépouille ? 

          Et peut-être inventerez-vous des patrouilles

 

          Pour contrôler et dépouiller le poème
                                                            de ses vers 
          Comme vous avez dépouillé
                                               le poète de ses terres ?





 

              Et pour vous protéger de votre Sainte Trouille de voir revenir ses enfants bredouilles

 

              Et sans frousse malgré toutes les douilles que vous avez lancé à leurs trousses



 

Un jour peut être inventerez vous une douille
                                           pour tuer le Poème
et vous inventerez
                                           le deuil du Poème


 

Et vous lui ferez un bel enterrement




Mais si tels sont vos rêves

 

Vos rêves mentent :
                        la terre elle ne ment pas
                                                    ni le Poème


 

Je dis moi que le Joueur de dés
                                        ne s’enterre pas


 

Et si tel était le cas alors je fais la grève
                                                      au bon Dieu

 

Pour qu’Il arrête de nous prendre
                                     nos bonnes gens
                                                 et nos rêves
et tous ceux qui nous rendent heureux



 

Eh toi le Poète,
Ne disais-tu pas que si tu devais mourir
Tu aurais honte de faire pleurer ta mère ?

 


                     Je le jure même si blasphème :
                     Je pétrirais vingt de tes plus beaux
                                                                        poèmes


 

                     Ceux que tu as tant soigné de tes
                                                                        caresses
                     et je boirais jusqu’à l’ivresse
                                                               le vain poème !

 



Non Mahmoud


 

Ce n’était pas ton dernier soir sur cette terre
Ni ton dernier matin

 

Dis-moi que c’est juste un tour de
Derwish farceur


 

Tu reviendras avec le Poème de l’absence
Tout plein de couleurs

 

Ce poème que tu as fait chair dans
le Lit de l’Etrangère


 

              A moins que tu ne sois parti faire 
              Le siège du bon Dieu pour nous rendre 
              La Palestine plus belle encore
                                                       à nos yeux




 

T’es juste allé taxer les clés du rêve à
                                                         Texas
Faute de pouvoir retourner à
                                                         Birweh


 

Mais tu reviendras bientôt dans la vallée
                                                         de Galilée



 

               Avec ton pote Indien des Amériques
               le dernier des poètes au pays
                                                des amnésiques


 


               Après avoir jeté au sort vos vies
                                                    de bohèmes 
               Vous reviendrez fouler la terre
                                                     du poème



 


Et nous porterons ensemble
le fardeau
de
l’espoir…"


 


Samir Abdallah , cinéaste*

 

à Paris, le 11 08 2008


 

* co-auteur avec José Reynès du film documentaire " Ecrivains des Frontières, un voyage en Palestine(s) " (80 mn) tourné en 2002 pendant le siège de Ramallah avec une délégation du Parlement des Ecrivains venu rendre visite à Mahmoud Darwish.

 

 

 

Sous Israël, chaque jour la Palestine est engloutie. Cela ressemble de moins en moins à un pays. C’est en train de devenir une métaphore. Puisse l’art lui donner un sens.

 

Pourvu que l'Art-Résistance devienne une pratique de tous les jours, et les artistes en résistance s'unir par delà toutes les frontières pour faire avancer une vraie paix juste et durable dans un monde débarrassé des gouvernements de la Peur et de la Mort qui font régner partout les lois du Marché fou, de l'exploitation et de l'oppression..."

 

 

Rio de Janeiro, dimanche 5 octobre 2008

 

Samir Abdallah


 
Co-auteur du film documentaire"écrivainsdesfrontières"
(2004, 80mn)
co-réalisé avec José Reynès :



A l’appel du poète palestinien Mahmoud Darwish, assiégé à Ramallah, une délégation d’écrivains de 8 pays est allée en Palestine pour manifester aux côtés des Palestiniens.





Une " belle collaboration linguistique " dans ces " hauts lieux de la spiritualité " (Ramallah en arabe) où le programme israélien d’humiliation est aussi une guerre verbicide…



Avec : Mahmoud Darwish, Russel Banks, Bei Dao, Breyten Breytenbach, Vincenzo Consolo, Juan Goyttisolo, Wole Soyinka, José Saramago, Christian Salmon, Leïla Shahid, Elias Sanbar…


DVD disponible

contact : frontieres@hotmail.com

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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 06:23

                                      "Stand   by  me"




Cette version de
"Stand by me" a été enregistrée avec 37 musiciens venant des cinq continents.




Leur chant ou leur jeu d'instrument ont été assemblés pour créer une chanson unique. Ces musiciens ne se sont jamais rencontrés et ne sont connectés que par leur musique.



Toutes les pistes sonores ont été ajoutées les unes après les autres et après avoir été enregistrées en live en extérieur et non en studio. Le résultat nous offre une vidéo remarquable, une connexion puissante entre chaque artistes pour une magnifique chanson.

 


A l'origine de cette chanson, The Playing For Change Foundation. Le but de cette organisation est de mettre en lien des musiciens à travers le monde et ainsi construire avec eux des chansons qui, l'espace de quelques minutes, nous amèneront à réfléchir sur les autres cultures de notre planète.


 

Playing For Change voit la musique comme un message de paix qui transcende les pays, les cultures, les générations, les couleurs de peau, les niveaux sociaux et surtout la technologie.

 



Une belle initiative et
un joli message
de 
PAIX
en ces temps difficiles.

 

 


 


Ce document musical extraordinaire est tiré d'un film qui s'intitule Playing for Change (Jouer pour le changement).


Une équipe de cinéastes s'est promenée à travers le monde, enregistrant des musiciens interprétant une même chanson. C'est un document visuel et sonore formidable.

Et un formidable message de fraternité qui semble particulièrement approprié aujourd'hui.

 


Le mouvement "Playing for change" veut faire changer le monde en musique, apporter un peu de paix que ce soit en fournissant à des musiciens les outils pour exercer leur art ou en ouvrant des écoles à travers le monde. Ils ont eu la bonne idée d’en faire un documentaire, et l’encore meilleure idée de faire jouer des morceaux par des groupes à travers le monde, chacun ajoutant sa touche au fur et à mesure.

 

MeetJohnSong propose à notre attention (en anglais) un projet collaboratif mondial appelé Playing for Change : Peace through Music ("Jouer pour le changement : la paix par la musique"). L'idée qui l'anime est que la musique est un facteur commun d'unité entre différentes cultures, ethnicités et régions.


 

Le film et la musique seront disponibles en 2009, et on peut trouver plus d'informations sur ce projet sur le site web de Playing for Change.

 

 

"Playing for Change", ce n'est pas seulement de la production et distribution de musique :

leur fondation (PFCF) construit et fait fonctionner une école de musique dans le township de Gugulethu et un Centre Artistique à Johannesbourg en Afrique du Sud, afin d'offrir des opportunités de développement et de formation aux jeunes de la communauté. Ils entretiennent également un centre pour les réfugiés tibétains en Inde et au Népal.

 

 

Pour mieux connaître "Playing For Change"

 

Leur blog :

http://www.youtube.com/user/PlayingForChange  

 

Leur chaîne Youtube :

http://www.playingforchange.com/blog/index.phphttp://www.playingforchange.com/
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 19:09

                   MUHAMMAD

 



Oiseau terrorisé par l'enfer
                                       tombant du ciel,
Muhammad se niche dans l'étreinte
                                                     de son père :

Protège-moi
De l'envol, père, mon aile est encore
Petite pour le vent . . .
                        et la lumière est noire





Muhammad
Voudrait rentrer à la maison,
Sans vélo . . .
                      ou chemise neuve.


Il voudrait retrouver le banc
                                             de l'école. . .
Le cahier de grammaire et
                                             des conjugaisons : 
                                                                          

Porte-moi
Chez nous, père, que je fasse mes devoirs
Et accomplisse ma vie, petit à petit. . .
Au bord de la mer,
                          sous les palmiers,

          Rien de plus, rien.







Muhammad
Fait face à une armée,
                                    sans pierre ou éclats
Des planètes et il n'a pas remarqué
                                    le mur pour y écrire : 

                     
            « Ma liberté ne mourra pas ».


Il n'a pas encore de liberté
Pour la défendre, pas d'horizon
                                      pour la colombe
De Picasso et il n'a pas fini
De naître dans un nom qui lui fait porter
                                     la malédiction du nom . . .


Combien
Encore, naîtra-t-il de lui-même, enfant
Amputé d'un pays... d'un rendez-vous
                                                     avec l'enfance ?

Où rêvera-t-il,
                  si le rêve le visitait. . .
Et la terre est une plaie . . .
                   et un temple ?






Muhammad

Voit venir sa mort,
                          inexorable.



Mais  se souvient soudain
D'une panthère qu'il a vue à la télé,
Une panthère puissante qui tenait
                                                   un faon à sa merci
Mais qui, une fois près de lui, sentit
                                                   l'odeur de lait
Et ne le dévora pas.


Comme si le lait apprivoisait
                                   les bêtes sauvages.



Moi aussi, j'en réchapperais,
                                   se dit l'enfant



Et il pleure :
                        Ma vie, là-bas, est une cachette
                        Au fond de l'armoire de ma mère. 


                     J'en réchapperai . . . 
                                    et je témoignerai.






Muhammad
,
                    Un ange pauvre, à bout portant
                    Du fusil de son chasseur de sang-froid.


Une heure déjà
Que la caméra capte chacun des mouvements
                                                                          du garçon
Qui s'assemble dans son ombre.





        Son visage, telle l'aube, 
                                                  est net.

        Son cœur, telle une pomme,
                                                  est
net.

        Ses dix doigts, telles des bougies,
                                                  sont
nets

        Et la rosée, sur son pantalon, 
                                                  est nette. . .




Son chasseur aurait pu s'accorder
                                                         un instant de réflexion,
Se dire : je l'épargnerai en attendant
                                                         qu'il apprenne

A épeler correctement
                                 sa Palestine. . .



Je l'épargnerai maintenant, en gage de
                                                                      ma conscience,
Et l'abattrai, plus tard,
               lorsqu'il se révoltera






Muhammad,
                   Petit Jésus endormi et rêvant à l'intérieur
                   D'une icône
                                Faite de cuivre,
                   D'un rameau de l'olivier
                   Et de l'âme d'un peuple renaissant



Muhammad,
Sang superflu pour la quête
                                         des prophètes,
Monte donc au Jujubier céleste*


                            Ô Muhammad



 

Par kate Free World - Publié dans : Palestine - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 08:36


           L'enfant
                  Sa pureté
                          Sa spontanéïté



          
            Ne lui enlevons pas



L'animal sait le reconnaître
Il aime sans condition
Sans jugement

Si seulement...


Ouvrir son coeur
Regarder et sourire
Aimer
Etre soi
Se retrouver
Redevenir ce que nous sommes vraiment

 

 

 

Partir ou rester
Vivre ou mourir


Accepter ou condamner

Etre soi
Ou se renier

 


Regarder ou barbouiller
Eclore ou se faner

Se résigner ou lutter


VIVRE
AIMER

sans conditions !
Tout simplement...



Kate





Alors, pourquoi dois-je écouter mon coeur?
Parce que tu n'arriveras jamais
à le faire taire


Et même si tu feins de ne pas entendre
ce qu'il te dit,
il sera là, dans ta poitrine,
et ne cessera de répéter ce qu'il pense
de la vie et du monde.



Paulo Coelho

Par kate Free World - Communauté : Pour un monde meilleur
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